Patrimoine

Puis-je choisir la répartition de la clause bénéficiaire ?

Puis-je choisir la répartition de la clause bénéficiaire ?

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Oui ! On peut choisir le ou les bénéficiaires de son contrat d’assurance vie en cas de décès. On peut aussi répartir les sommes comme on le souhaite entre les différents bénéficiaires.

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Les questions à se poser avant de choisir son placement financier

Les questions à se poser avant de choisir son placement financier

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Placer son argent est une opération qui demande une réflexion préalable. On ne souscrit pas une assurance vie, un livret A ou un PEA avec les mêmes objectifs. Voici une check liste des questions à vous poser avant de vous décider.

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Assurance vie et assurance décès, quelle différence ?

Assurance vie et assurance décès, quelle différence ?

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Ces deux contrats permettent de transmettre un capital à ses proches. Mais attention à ne pas les confondre, leurs modes de fonctionnement sont très différents.

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Loi Pacte : les objectifs du gouvernement et l’impact sur votre épargne

Loi Pacte : les objectifs du gouvernement et l’impact sur votre épargne

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Le 23 mai dernier, la Loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) a été publiée au Journal Officiel après plus d’un an de discussion. Cette nouvelle loi vise à faciliter la vie des entreprises et à favoriser l’épargne en mettant en avant des placements socialement responsables destinés, notamment, au financement de la retraite.

C’est une des lois les plus structurantes pour les entreprises et en la présentant au parlement, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait insisté sur l’objectif « de lever tous les verrous de l’économie française, de donner aux entreprises les moyens d’innover, de grandir et de créer des emplois ». En effet, le gouvernement souhaite donner aux entreprises les moyens de devenir plus dynamiques et ainsi participer pleinement à la croissance du pays. Le texte cherche donc à moderniser notre modèle d’entreprise pour le rendre plus cohérent avec les enjeux économiques actuels.

Une loi structurante pour l’épargne retraite
La Loi Pacte compte sept articles concernant l’épargne retraite. Ils devraient changer en profondeur ce pan du financement de la retraite, d’un point de vue individuel et collectif en édictant de nouveaux principes fondamentaux. La loi pose les pierres d’une nouvelle architecture du financement par capitalisation de la retraite, en plus du dispositif actuel de répartition. Elle prévoit la création de produits aux caractéristiques uniques. Le fait de pouvoir transférer les sommes d’un produit d’épargne retraite à un autre permet aux salariés de conserver l’historique et les sommes versées au cours de leur carrière professionnelle.

Une nouvelle organisation des placements retraite
Pour répondre à ses objectifs concernant l’épargne retraite, la Loi Pacte met en place un produit avec trois compartiments. Les produits actuels Perp, Madelin, Perco, Article 83 évoluent, pour devenir des Plan d’Épargne Retraite (PER). Souscrits à titre individuel ou via l’employeur, ces PER pourront être alimentés par tous les moyens : directement par le salarié, via l’abondement d’entreprise ou via l’intéressement.
Il y aura désormais trois produits d’épargne retraite. Un PER individuel remplaçant le Perp et le contrat Madelin. Un PER collectif (ou universel) remplaçant le Perco. Un PER catégoriel remplaçant l’article 83. Il sera désormais possible pour l’épargnant de transférer leur PER individuel vers leur PER collectif et vice versa. Une véritable transférabilité des produits et des sommes épargnées est donc mise en place. Cette transférabilité des produits devrait permettre de mieux accompagner le salarié pour la constitution de son épargne retraite tout au long de sa carrière, même lors de changements d’entreprises.

Des alimentations financières plus diversifiées
Plusieurs façons d’alimenter les PER vont désormais cohabiter :
• Le salarié pourra effectuer des versements volontaires sur tous les Plans d’Épargne Retraite (PER). L’option d’un versement en capital devrait être étendue à tous les PER pour l’encours issu de versements volontaires, de l’intéressement ou de la participation du salarié. En revanche, les versements obligatoires effectués par le souscripteur ou l’entreprise devront forcément être récupérés en rente.
• Tous les PER pourront récupérer l’ensemble des fonds versés sur le produit d’épargne salariale (participation, intéressement, abondement). Aujourd’hui, seul le Perco peut accueillir l’abondement de l’employeur.
• Le PER recueillera les sommes versées par l’employeur sur la base de l’actuel « article 83 ». Celui-ci évolue peu dans ce nouveau texte.

Jusqu’en 2023, les épargnants pourront également retirer d’une assurance-vie sans fiscalité, un montant comprenant jusqu’à 4 600 euros de plus-values (le double pour un couple) pour le verser dans un Plan d’épargne-retraite.

Un objectif de développement durable assumé
L’approche ISR (Investissement Socialement Responsable) vise à soutenir la transformation des entreprise et l’évolution de leur modèle de développement. Il s’agit de les adapter aux nouveaux enjeux économiques, de mettre en avant une approche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprise) avec un objectif de développement durable plus importante. L’objectif est d’inciter les entreprises à prendre en considération les enjeux environnementaux et sociaux dans la gestion de leurs activités. Elles pourront définir une raison d’être et se transformer en société à mission.
L’assurance-vie, placement préféré des Français, devrait permettre de mieux financer la transition écologique et solidaire. Ainsi, d’ici 2022, chaque contrat en unité de comptes (UC) devra proposer à ses souscripteurs au moins un fonds répondant à l’investissement socialement responsable (label ISR), un fonds destiné à financer la transition énergétique (label TEEC) et un fonds estampillé finance solidaire (pouvant être fléchée par le label Finansol). Les banques et les assureurs devront mieux informer les épargnants sur la part réelle de leur épargne allouée à la transition écologique ou au secteur solidaire, ainsi que sur les rendements des contrats.
Une réforme du label ESUS (Entreprises Solidaires d’Utilité Sociale) permettra de développer l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et d’améliorer la lisibilité de ces entreprises. Elle prévoit aussi la possibilité pour les sociétés coopératives de faire appel au public pour se financer. Par ailleurs, concernant les plans d’épargne retraite d’entreprises, il sera proposé des fonds investis dans ces entreprises ESUS.

Transférabilité des contrats d’assurance-vie
Les épargnants pourront transférer les contrats d’assurance-vie déjà ouverts vers un nouveau contrat offrant de meilleurs rendements tout en conservant l’antériorité de ces derniers. Jusqu’à présent, il fallait fermer l’ancien contrat et en ouvrir un nouveau et cela remettait en cause les avantages fiscaux dont bénéficiaient l’épargnant après 8 ans de détention. Dans le cadre de transfert de contrat, la loi n’impose ni de durée de détention minimale avant de demander le transfert, ni de versement minimal en unités de compte ou en capital. Toutefois, le transfert de contrat devra toujours se faire chez le même assureur.

Renforcement des obligations d’information de l’assureur
La Loi Pacte renforce la transparence en matière d’assurance vie avec de nouvelles obligations d’information des compagnies d’assurance, qui viennent s’ajouter aux obligations existantes.
Les assureurs ou l’intermédiaires doivent désormais communiquer de façon détaillée pour chaque contrat, la performance brute et nette de frais, et l’ensemble des frais prélevés au cours d’une période définie. Les données sur les contrats multisupports doivent également être claires et lisibles, et chaque assureur devra communiquer leurs commissions et les frais de gestion ponctionnés.
Et afin d’améliorer la transparence sur les taux de rendement, l’assureur est tenu de communiquer de façon annuelle le rendement garanti moyen et le taux moyen de la participation aux bénéfices des contrats commercialisés ou non.

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PATRIMOINE ET ENTRAIDE  FAMILIALE

PATRIMOINE ET ENTRAIDE FAMILIALE

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Il est devenu courant au sein des familles que quatre voire cinq générations se côtoient, cette situation sans précédent modifie sensiblement les stratégies patrimoniales et familiales.
Alors qu’il est temps de préparer leur retraite, les futurs seniors doivent bien souvent organiser l’accompagnement d’un parent âgé, ou encore envisager le soutien des plus jeunes vers leur autonomie.

La fiscalité soutien l’entraide familiale

Les stratégies pour donner un coup de pouce sont multiples, prêt, présent d’usage, donation… et chacune répond à un objectif ou à un besoin.
Si le présent d’usage est facile à faire et parfaitement adapté à la constitution d’un petit pécule au fil du temps, en prévision des futurs besoins des enfants, il en va autrement du prêt dont on attend le remboursement. Ce dernier permet de soutenir ponctuellement un proche sans ce démunir définitivement des sommes données. Il est d’ailleurs important d’en définir les modalités par écrit, de préférence chez son notaire, pour éviter les histoires

La donation quant à elle se caractérise par le montant au regard du patrimoine du donateur car elle consacre un transfert définitif de la propriété. Les bénéficiaires devront, à ce titre, régler des droits de donation sur les biens reçus. Toutefois, des exonérations s’appliquent liées à la nature des biens donnés (argent, biens immobiliers, etc.) et à la qualité du bénéficiaire.

Le don familial
Les dons familiaux peuvent être exonérés quand le donateur a moins de 80 ans. Il lui est en effet possible de donner à un de ses descendants (enfant, petit ou arrière-petit-enfant) d’un don d’argent en totale exonération de droit jusqu’à 31865€, et ce, tout les 15 ans.
Bon à savoir : à défaut de descendants directs, il est également possible d’aider ceux de ses frères et sœurs dans les même condition d’exonération.
Les formalités nécessaire à ce don sont simples, à défaut d’acte notarié, la déclaration à l’administration fiscale peut se faire via le formulaire n°2735.

La donation
Au-delà du don familial, la donation permet également d’avantager ses ayants-droits de son vivant tout en bénéficiant d’avantages. Les droits de mutations s’appliquent uniquement après l’application d’un abattement déterminé selon le lien de parenté ou non entre le donateur et le donataire.

Lien avec le donateur et abattement
enfant : 100 000 € (depuis 17 août 2012)
ascendant : 100 000 € (depuis 17 août 2012)
petit-enfant : 31 865 € (depuis 2011)
arrière-petit-enfant :  5 310 € à partir de 2011
neveu ou nièce : 7 967 €

 

Cette possibilité de transmettre de son vivant une partie de son patrimoine est simple et rapide à mettre en œuvre. Le donateur peut prévoir de l’assortir de mécanismes de protection des biens donnés (don d’usufruit, pacte intergénérationnel), ou encore, des autres héritiers (donation partage).

Bon à savoir : une personne handicapée a droit à un abattement spécifique de 159 325 € qui se cumule avec les autres.

 

Ces informations sont fournies en considérant le domicile fiscal du donateur et du donataire comme étant en France, pour les cas particuliers qui nécessitent une analyse approfondie de la situation familiale et patrimoniale, votre conseil habituel saura vous apporter les réponses adaptées.

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Quelle évolution du pouvoir d’achat en 20 ans ?

Quelle évolution du pouvoir d’achat en 20 ans ?

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Avec l’arrivée de l’euro, les Français ont l’impression d’avoir perdu en pouvoir d’achat. Cependant, même si celui-ci a beaucoup évolué depuis 1999, il n’a pas vraiment baissé dans le portemonnaie des habitants de l’hexagone.

Il y a 20 ans la France, comme les autres pays de la communauté européenne, passait du franc à l’euro. Une nouvelle monnaie accusée d’avoir eu un impact négatif important sur le pouvoir d’achat des Français, ces derniers accusant l’euro de la hausse des prix. Cependant, contrairement à cette idée reçue, les Français n’ont pas perdu de pouvoir d’achat depuis l’arrivée de l’euro. Une étude Xerfi, qui a étudié l’évolution du pouvoir d’achat depuis 1999, le pouvoir d’achat des Français aurait même augmenté de près de 20% depuis l’entrée en vigueur de l’euro. Un constat confirmé par l’Insee qui recense le pouvoir d’achat dans l’hexagone depuis les années 40.

Pour rappel
Pour un ménage, le pouvoir d’achat mesure sa capacité à consommer grâce à son revenu disponible. Il dépend donc à la fois de l’évolution des revenus et de l’évolution des prix.

Une belle évolution jusqu’à la crise de 2008
De la fin des années 80 jusqu’à l’arrivée de l’euro, le pouvoir d’achat a fortement progressé. Les salaires n’ont pas cessé d’augmenter, portés par une croissance économique dynamique à 2,8% par an en moyenne. Par ailleurs, des réductions d’impôts et de la TVA (de 20% à 19,6%) avaient bénéficié à l’amélioration du pouvoir d’achat. Les citoyens bénéficiaient également d’une baisse des prélèvements obligatoires, dont la hausse avait été particulièrement marquée entre 1993 et 1997 passant de 43,9% à 46,1% du PIB. Cependant, 2001/2003, avait été une période compliquée, avec une baisse du pouvoir d’achat liée à l’explosion de la bulle Internet. L’année 2003 avait été difficile en terme d’emploi et de salaires, mais le pouvoir d’achat était reparti à la hausse jusqu’en 2007. La crise financière de 2008 a marqué un coup d’arrêt dans cette progression. À ce moment, l’activité recule, l’inflation et le chômage repartent à la hausse et le pouvoir d’achat plonge de 1,1% en 9 mois. Une première depuis 1984 ! La politique économique du pays s’appuie alors sur les amortisseurs sociaux et une politique de dépense publique visant à soutenir la demande intérieure. La pression fiscale diminue, notamment avec la défiscalisation des heures supplémentaires, mais cela fait exploser le déficit budgétaire. La pression fiscale redémarre et les Français perdent de nouveau du pouvoir d’achat 3 années de suite entre 2011 et 2014. Il redémarre doucement grâce avec une inflation basse, au CICE qui s’est en partie transformé en subvention indirecte boostant les salaires, et enfin grâce à une pause dans la hausse de la pression fiscale. Depuis, le pouvoir d’achat continue à progresser lentement grâce notamment aux moteurs d’aides publiques.

Les logements pèsent le plus sur le pouvoir d’achat
Depuis une trentaine d’années, le prix des logements anciens comme celui des loyers augmentent plus vite que les prix à la consommation. La hausse est particulièrement importante pendant la dernière décennie, pour le prix des logements anciens. Pourtant, si on analyse le rapport entre l’indice des loyers (prix au mètre carré à qualité constante) et le revenu disponible moyen des ménages, on s’aperçoit qu’il a peu évolué depuis les années 1970. Cela signifie que pour obtenir un logement de surface et de qualité données, la part des revenus que les ménages doivent y consacrer est restée, en moyenne, sensiblement la même.

Les dépenses technologiques, une nouveauté pour le pouvoir d’achat
De manière assez logique, avec la hausse de la consommation de biens comme les téléphones, Internet et les ordinateurs, les ménages voient leurs dépenses augmenter, sans pour autant voir leurs revenus le faire. Cela pèse de manière générale sur le pouvoir d’achat qui n’a pas augmenté autant que l’évolution des taux d’équipement de ces nouveautés technologiques. Le taux d’équipement, à commencer par la télévision ou les laves linge, n’ont cessé d’augmenter pendant les années 60/70 passant de la « possibilité d’acheter » à la « volonté de posséder » ces biens devenus indispensables dans la plupart des foyers. Les téléphones portables suivent la même tendance, passant de la capacité à acheter car ce sont des biens chers à la possibilité de les acheter, même chères. Or, le pouvoir d’achat n’a pas augmenté au même rythme que les prix de ces équipements, l’inflation sur ces biens étant très forte et le taux de rééquipement suivant la même tendance.

Un exemple emblématique : le prix de la baguette de pain
Un an avant l’introduction de l’euro, la baguette coûtait environ 4,33 francs, soit 0,66 euros. En 2018, la baguette coûtait en moyenne 0,87 euros (5,70 francs), soit une augmentation de 1,7% par an. Cependant, dans le même temps, les salaires ont également augmenté. Le Smic horaire était de 6,67 euros en 2001 alors qu’il est aujourd’hui à 9,76 euros, soit une augmentation de 2,4% par an. Le pouvoir d’achat (comparaison de l’évolution des revenus et des prix) n’a donc pas baissé suite au passage à l’euro.

Le pouvoir d’achat, contrairement aux idées reçues, n’a pas baissé et a même augmenté notamment dans certaines tranches de population. Cependant, les nouveaux modes d’équipements des foyers jouent un rôle important dans l’idée que s’en font les ménages. Cette impression risque de se poursuivre, car les nouveautés technologiques sont de plus en plus consommés par les Français.

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La Loi Pacte favorise l’Investissement Socialement Responsable (ISR)

La Loi Pacte favorise l’Investissement Socialement Responsable (ISR)

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Plusieurs articles de la Loi Pacte permettent aux entreprises d’augmenter leur engagement en terme de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE). D’autres permettent aux épargnants d’accéder à des investissements plus engagés.

Grâce à la Loi Pacte, épargnants et entreprises vont pouvoir renforcer leurs engagements envers une économie plus responsable. Jusqu’ici, l’Investissement Socialement Responsable (ISR) était principalement orienté vers les investisseurs institutionnels au profil spécifique. Or, cette nouvelle loi renforce les dispositifs d’épargne salariale vers plus de supports ISR, tout comme l’assurance-vie.

Des entreprises encore plus responsables
La Loi Pacte prend de nouvelles dispositions destinées à renforcer la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Un premier stade, applicable à toutes les entreprises, modifie le Code civil pour leur permettre de « prendre en considération » les enjeux environnementaux et sociaux dans la gestion de leurs activités. Un deuxième stade permet aux entreprises volontaires de définir une raison d’être. Enfin, un troisième stade permet à ces entreprises, de se transformer en société à mission.

Raison d’être et entreprise à mission, deux notions engagées
La raison d’être d’une entreprise correspond à l’objectif qu’elle se fixe. Il s’agit ainsi de répondre à trois questions en fonction du développement durable : pourquoi l’entreprise existe, qu’est-ce que l’entreprise apporte et en quoi le monde serait différent sans l’entreprise. C’est la première étape pour devenir une entreprise à mission. Dans ce cas, les objectifs de développement durable sont inscrits dans les statuts mêmes de l’entreprise et suit un objectif social ou environnemental.

La loi cherche également à développer l’économie sociale et solidaire à travers une réforme du label ESUS (Entreprises Solidaires d’Utilité Sociale). Les coopératives, par exemple, pourront faire appel à l’épargne publique pour se financer (ce n’est pas le cas aujourd’hui).

Enfin, les salariés seront plus impliqués dans les décisions stratégiques via une intégration plus grande au sein des conseils d’administration. Désormais deux salariés pourront siéger à un conseil d’administration de plus de 8 administrateurs contre un seul aujourd’hui. Du côté de la gouvernance, la loi prévoit aussi la publication des écarts de salaires dans les grandes entreprises

Une épargne durable
La loi prévoit aussi des aménagements concernant l’épargne pour lui permettre d’être orientée vers l’ISR (Investissement Socialement Responsable). Aujourd’hui, selon Novethic, seuls 0,3% de l’encours de l’assurance-vie est investi dans les fonds labellisés TEEC (Transition Énergétique et Ecologique pour le Climat) et ISR.

D’ici 2022, chaque contrat devra proposer à ses souscripteurs au moins une UC répondant à l’Investissement Socialement Responsable (label ISR), une autre destinée à financer la transition énergétique (label TEEC) et encore une autre estampillée finance solidaire (pouvant être fléchée par le label Finansol). Avant cette date, ce sera au moins une des trois. Les banques et assureurs devront aussi mieux informer leurs souscripteurs sur la part réelle de leur épargne allouée à la transition écologique ou au secteur solidaire et sur les rendements des contrats. Ces axes de développement devraient permettre à l’ISR de se développer auprès des particuliers de manière plus systématique.

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Les Français sont les champions de l’épargne

Les Français sont les champions de l’épargne

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Les Français font partie des européens qui épargnent le plus et la France reste une fourmi par rapport à ses voisins européens. Même si certaines tranches de la population épargnent plus que d’autres, les épargnants Français privilégient des placements avec peu de risques.

En février dernier lors d’une conférence de presse, Edouard Philippe, Premier ministre, soulignait que « l’épargne des ménages français est abondante ». En effet, les ménages interrogés dans le cadre d’une étude Insee publiée en 2018 déclarent un taux d’épargne de 14,4%, soit 7 735 euros en moyenne épargné par an. Pour les ménages les plus modestes, qui disposaient d’un revenu annuel de 22 800 euros, le taux d’épargne était de 7% soit un peu plus de 1 500 euros par an. Sans surprise, les ménages les plus riches épargnent plus. Ainsi, ceux qui gagnaient environ 80 000 euros par an, épargnaient 28% de leurs revenus, soit plus de 20 000 euros par an. Cependant, les épargnants restent prudents et sur la totalité du patrimoine brut, qui s’établissait fin 2018 à 12 000 milliards d’euros, 55% sont placés dans l’immobilier. Du côté du patrimoine financier qui représentait à la même date 4 765 milliards d’euros, 40% sont placés sur des contrats d’assurance-vie, majoritairement dans les fonds en euros (70% des encours), 30% dans les dépôts bancaires (dont 700 milliards dans les placements réglementés) et 22% seulement en actions.

Un taux d’épargne relativement stable dans le temps
Les Français sont les champions de l’épargne en Europe, mais leur taux d’épargne reste stable dans le temps. Selon les données de la Banque Mondiale, l’épargne brute représentait 23,4% du PIB français en 1999 contre 22,9% du PIB français en 2017. Le niveau d’épargne mondial était, quant à lui, de 24,3% du PIB mondial en 1999 et de 25,3% du PIB mondial en 2017.

Les dons des proches, un moyen pour les jeunes d’épargner
Les transferts privés, qui correspondent aux dons réalisés par les parents ou grands-parents à destination de leurs enfants ou petits-enfants, permettent d’aider les jeunes générations à débuter dans la vie. L’étude de l’Insee montre que ces « transferts privés » peuvent faire la différence dans la constitution de l’épargne. Assez naturellement, les dons vont des ménages les plus âgés (50 ans et plus) vers les plus jeunes (18 à 39 ans) et des ménages les plus aisés vers les plus modestes. Ainsi, les ménages les plus modestes qui épargnent 1 543 euros par an perçoivent en moyenne 882 euros de dons par mois. Les dons viennent donc accroître leur niveau d’épargne qui passe ainsi de 3 à 10% grâce à ces transferts privés.
De manière générale, les nouveaux entrants sur le marché du travail pratiquent plutôt une épargne de précaution pour anticiper un imprévu. Dès lors, les placements privilégiés sont ceux qui permettent de disposer à tout moment de liquidités (essentiellement des livrets bancaires). Après s’être installés dans la vie active, les Français souhaitent épargner à plus long terme avec pour objectif principal d’acheter leur résidence principale. L’horizon d’investissement étant compris en moyenne entre 5 et 10 ans, cet argent est principalement placé sur des contrats d’assurance-vie avec souvent un profil équilibré pour profiter d’un rendement relativement stable.
Selon un sondage Ifop mené en 2017, les 15/30 ans épargnent plus que le reste de la population. En effet, plus de trois jeunes actifs sur quatre (78%) déclarent réussir à mettre de l’argent de côté tous les mois, soit deux fois plus que l’ensemble des Français (35%).

À noter
La capacité à épargner varie selon le niveau de revenu de ces actifs. Ainsi, 91% des jeunes actifs appartenant aux catégories les plus aisées réussissent à épargner en moyenne 578 euros par mois. Cependant, ils sont encore 65% à pouvoir le faire parmi les catégories les plus pauvres avec 120 euros d’épargne chaque mois.

Les travailleurs d’âge moyen épargnent pour l’avenir
Les âges intermédiaires (40-55 ans) sont ceux qui disposent généralement des revenus les plus élevés. Par conséquent, ce sont ceux qui épargnent le plus, dans tous les domaines : précaution, immobilier, mais aussi pour leur retraite et l’avenir de leurs enfants. Les chiffres montrent que les produits spécifiques à l’épargne retraite ne sont pas les principaux placements utilisés et l’assurance-vie joue encore un rôle privilégié pour anticiper la baisse de ses futurs revenus. De plus en plus souvent, les épargnants de cette tranche d’âge se tournent vers l’épargne salariale proposée par leur entreprise. En effet, celle-ci concerne un salarié sur deux travaillant essentiellement dans les grandes entreprises. La surreprésentation des cadres parmi les bénéficiaires de ce type d’épargne explique que le taux de détention progresse en fonction de l’âge. Il est au plus haut entre 40 et 49 ans, car à cet âge, plus de 22% des ménages ont accès à un ou plusieurs produits d’épargne salariale.

Les retraités continuent à épargner
Les retraités, qui ont accumulé l’épargne au cours de leur vie active, sont ceux qui au moment de la retraite disposent du capital financier le plus important. Alors que, la baisse des revenus à la retraite pourrait pousser les retraités à puiser dans leur épargne, on constate pourtant l’inverse en pratique. En effet, ils continuent à épargner et de nombreux ménages le font pour aider ou transmettre ce capital en héritage à leurs enfants ou petits-enfants. Par ailleurs, la crainte d’une augmentation des charges liées à la santé ou à la perte d’autonomie les poussent à la prudence.

L’assurance-vie, le placement préféré des français
Selon l’Observatoire permanent de la banque, de l’assurance et du crédit (Operbac) dans une étude réalisée par l’Institut CSA auprès de plus de 8000 personnes, plus l’âge avance, plus l’assurance-vie reste le principal produit d’épargne privilégié. Ainsi, 44% des avoirs placés en assurance-vie sont détenus par les 65 ans et plus, contre 5% par les moins de 35 ans. Même si les séniors représentent moins du quart de la population, ils détiennent près de la moitié des sommes placées en assurance-vie (44%). À contrario, si les jeunes âgés de moins de 35 ans représentent 27% de la population majeure, ils ne disposent que de 5% des encours de l’assurance-vie. La tendance s’équilibre pour la tranche d’âge comprise entre 34 et 64 ans qui représente plus de la moitié de la population majeure (52%) et détient également la moitié des encours en assurance-vie (51%).
L’encours augmente également avec l’âge. Le montant moyen des sommes investies en assurance-vie se situe à 10 700 euros pour les 25-34 ans et atteint 31 500 euros pour les 45-54 ans. Les 65-74 ans détiennent en moyenne 58 700 euros sur leur contrat et pour les 75 ans et plus, le placement s’élève à 63 000 euros en moyenne.

À savoir
Les septuagénaires et les octogénaires continuent selon l’étude de l’Operbac à alimenter leur contrat d’assurance-vie même si les avantages fiscaux ou de transmission diminuent considérablement après 70 ans.

Les Français sont des fourmis et restent très prudents pour leur épargne. Les gouvernements successifs ont essayé de rendre le risque plus avenant, mais l’assurance-vie en fonds en euros reste leur placement préféré. Un support d’investissement qui devrait continuer à séduire compte-tenu des problématiques de financement de la retraite qui devrait les pousser à poursuivre leur épargne.

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QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES D’UN CONTRAT D’ASSURANCE VIE ASSOCIATIF ?

QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES D’UN CONTRAT D’ASSURANCE VIE ASSOCIATIF ?

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Parmi les assurances-vie les plus performantes du marché figurent les contrats proposés par l’intermédiaire d’associations. Celles-ci présentent l’avantage de garantir les intérêts de leurs adhérents face à l’assureur.

Un bon contrat d’assurance-vie s’analyse en fonction de plusieurs types de critères : fonds employé, monosupport ou multisupport, composition du portefeuille d’actions… Autant de critères qui vont jouer sur le rendement futur du contrat et sur sa réputation globale.

Parmi les assurances-vie les plus performantes du marché figurent les contrats proposés par l’intermédiaire d’associations. Celles-ci présentent l’avantage de garantir les intérêts de leurs adhérents face à l’assureur.
Un bon contrat d’assurance-vie s’analyse en fonction de plusieurs types de critères : fonds employé, monosupport ou multisupport, composition du portefeuille d’actions… Autant de critères qui vont jouer sur le rendement futur du contrat et sur sa réputation globale.

Dans un tel contexte, le contrat associatif est réputé pour enregistrer de belles performances.

L’association d’épargnants, dans son rôle d’intermédiaire, négocie un contrat collectif auprès de l’assureur et négocie de cette façon de meilleurs taux.
Les adhérents traitent avec l’association et non directement avec l’assureur, ce qui leur assure une relation personnalisée et un relais d’information : l’association possède en effet un magazine, qu’elle destine à ses adhérents, doté d’une information objective ; elle crée régulièrement des événements (conférences, rencontres thématiques, etc…) et veille au suivi de l’évolution de ses contrats, dans le respect de l’équilibre entre l’assureur et l’adhérent.

Le meilleur rendement sur cinq ans

Les contrats associatifs se retrouvent régulièrement dans le peloton de tête des assurances-vie les plus rentables à cinq ans, laps de temps qui commence à être représentatif, dans la mesure où l’on parle d’un placement optimisé sur le long terme.

Sur vingt ans va se dessiner la fiabilité d’un produit, sa performance globale dans le temps et au final, sa qualité.

Le suivi de prestation

Dans certains schémas, l’assureur délègue une partie de sa gestion à l’association, qui a alors un véritable rôle de suivi du dossier de ses adhérents, notamment en matière d’arbitrages.
Le fonds en euros qui sert de base à la constitution de l’assurance-vie est régulièrement « cantonné », c’est-à-dire isolé juridiquement des autres actifs de l’assureur, ce qui signifie que les épargnants sont certains de se voir reverser la totalité des performances réalisées par le fonds, ce qui est rarement le cas pour les contrats de banques ou d’assurances.

Les associations font souvent évoluer leur contrat dans le temps : elles y ajoutent de nouvelles options, qui garantissent la vitalité du produit et le cas échéant, le modernisent. Elles peuvent aussi le faire évoluer en gestion sous mandat.

Elles prélèvent la plupart du temps des frais d’entrée, entre 2% et 4%, alors que les assurances-vie proposées en ligne, par exemple, en sont totalement dépourvues. Il y a également une cotisation annuelle à prévoir. Mais ces quelques frais ne sont pas significatifs dans la mesure où elles enregistrent de meilleures performances dans la durée.
Ainsi les associations garantissent-elles dans l’ensemble une belle qualité de service et de prestation.

> Découvrez les contrats d’assurance vie associatifs ASAC-FAPES

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Pourquoi choisir l’assurance vie en l’absence d’héritier ?

Pourquoi choisir l’assurance vie en l’absence d’héritier ?

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Lors d’un décès, le cadre de loi désigne les héritiers par ordre de priorité. S’il n’y a pas d’héritiers, l’État est destinataire du patrimoine du défunt. Pour contourner ces règles, vous pouvez rédiger un testament ou, plus économique sur le plan fiscal, souscrire un contrat d’assurance vie.

Les règles contraignantes de la succession
À votre décès, votre patrimoine reviendra à vos héritiers légaux. Vos enfants et votre conjoint survivant récupéreront vos biens. À défaut ce sera vos parents, vos frères et sœurs, et en dernier lieu vos parents plus éloignés. Si vous ne laissez aucun parent, l’État deviendra votre héritier légal. Avec un testament, vous pouvez aménager ces règles et transmettre tout ou partie de votre patrimoine à une personne tiers, comme votre partenaire de Pacs, votre concubin ou simplement un ami.

Succession : une liberté à géométrie variable
Rédiger un testament permet de transmettre à la personne de votre choix la part de votre patrimoine ne revenant pas de plein droit à vos héritiers dits « réservataires ». Cette part dont vous pouvez disposer librement est appelée la « quotité disponible ». Celle-ci est égale à la moitié de votre patrimoine si vous avez un enfant, au tiers si vous en avez deux et au quart si vous en avez trois ou plus. Si vous n’avez pas d’enfant, vous pouvez disposer librement des trois-quarts de vos biens, le quart restant revenant à votre conjoint survivant. En l’absence d’enfant et de conjoint, vous pouvez transmettre la totalité de vos biens par testament au destinataire de votre choix.

Des impôts exorbitants pour une succession entre non-parents
Établir un testament en faveur de votre partenaire de Pacs est une solution efficace pour le protéger des conséquences de votre décès. Vous lui transmettez ainsi la part de vos biens non réservée à vos enfants. Surtout, le partenaire survivant est alors exonéré de droits de succession quel que soit le montant reçu. Il héritera donc de vous sans aucun droit à payer à l’administration fiscale. En revanche, le testament est moins adapté pour gratifier votre concubin ou un non-parent car il sera lourdement taxé sur les biens transmis. Il devra acquitter 60% de droits de succession, sous déduction d’un abattement de 1 594 €. En clair, il recevra moins de la moitié de ce que vous aurez voulu lui transmettre.

Succession : des impôts réduits grâce à l’assurance-vie
L’assurance-vie est assurément un outil plus efficace pour transmettre un capital à un parent éloigné, à un ami ou à votre concubin. Il suffit pour cela de le désigner comme bénéficiaire de votre contrat pour lui permettre de recevoir les sommes épargnées à votre décès. Le capital ainsi transmis ne sera pas soumis aux 60% de droits de succession. Il sera totalement défiscalisé à hauteur de 152 5000 € et taxé forfaitairement à 20% ou à 31,25% pour le surplus. Si vous avez souscrit un contrat « Vie-génération », un abattement supplémentaire de 20% sera appliqué en plus de l’abattement de 152 500 €. Enfin, si vous utilisez l’assurance-vie pour gratifier votre partenaire de Pacs, le capital reçu à votre décès sera totalement exonéré d’impôt.

Assurance-vie : les précautions à prendre
Cette fiscalité avantageuse s’applique uniquement sur la part du capital-décès constitué avant vos 70 ans. En revanche, les sommes versées sur votre contrat d’assurance-vie après 70 ans seront soumises aux droits de succession normaux au-delà de 30 500 €. Le bénéficiaire devra alors payer les droits applicables selon son lien de parenté avec vous. Autrement dit, si vous gratifiez un non-parent ou votre concubin, il devra payer 60% de droits sur une partie du capital reçu. Vous avez donc intérêt à alimenter votre assurance vie avant 70 ans. Autre précaution indispensable si vous avez des héritiers réservataires (enfants et à défaut conjoint), vous devez effectuer des versements proportionnels à votre fortune. Dans le cas contraire, s’ils estiment que vous avez empiété sur la part d’héritage qui leur est réservée, vos héritiers pourront demander la réintégration de l’épargne versée en assurance-vie dans votre succession.

Clause bénéficiaire : désigner le bénéficiaire de votre contrat d’assurance-vie
La rédaction de la clause bénéficiaire est une étape essentielle de la souscription d’un contrat d’assurance-vie. La personne appelée à recevoir le capital-décès doit être identifiée clairement. Dans le cas contraire l’assureur risque de ne pas la retrouver à votre décès et de ne pas pouvoir lui remettre le capital constitué. S’il s’agit de votre partenaire de Pacs, il n’est pas nécessaire de le désigner nommément. Le Pacs valide à votre décès servira de référence. Ainsi, si vous rompez votre Pacs après la souscription de votre contrat d’assurance-vie puis vous re-pacsez avec une autre personne, le capital-décès reviendra à votre partenaire au moment du décès.

Pour tout autre bénéficiaire (concubin, parent éloigné, tiers sans lien de parenté…), la prudence s’impose. Selon le cas, des informations plus complètes méritent d’être mentionnées (nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse…). Entre concubins, par exemple, il est recommandé de désigner nommément le bénéficiaire. Vous pouvez alors intégrer à la clause une condition de vie commune au moment du décès. Les précisions apportées permettent d’éviter les interprétations de volonté entraînées par une clause mal rédigée désignant, par exemple, uniquement « Mon concubin », si le concubinage n’est pas notoire. En cas de séparation ou de changement important dans votre situation personnelle ou familiale, il est important de vous repencher sur la clause bénéficiaire de votre contrat d’assurance-vie.

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