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Les Français sont les champions de l’épargne

Les Français sont les champions de l’épargne

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Les Français font partie des européens qui épargnent le plus et la France reste une fourmi par rapport à ses voisins européens. Même si certaines tranches de la population épargnent plus que d’autres, les épargnants Français privilégient des placements avec peu de risques.

En février dernier lors d’une conférence de presse, Edouard Philippe, Premier ministre, soulignait que « l’épargne des ménages français est abondante ». En effet, les ménages interrogés dans le cadre d’une étude Insee publiée en 2018 déclarent un taux d’épargne de 14,4%, soit 7 735 euros en moyenne épargné par an. Pour les ménages les plus modestes, qui disposaient d’un revenu annuel de 22 800 euros, le taux d’épargne était de 7% soit un peu plus de 1 500 euros par an. Sans surprise, les ménages les plus riches épargnent plus. Ainsi, ceux qui gagnaient environ 80 000 euros par an, épargnaient 28% de leurs revenus, soit plus de 20 000 euros par an. Cependant, les épargnants restent prudents et sur la totalité du patrimoine brut, qui s’établissait fin 2018 à 12 000 milliards d’euros, 55% sont placés dans l’immobilier. Du côté du patrimoine financier qui représentait à la même date 4 765 milliards d’euros, 40% sont placés sur des contrats d’assurance-vie, majoritairement dans les fonds en euros (70% des encours), 30% dans les dépôts bancaires (dont 700 milliards dans les placements réglementés) et 22% seulement en actions.

Un taux d’épargne relativement stable dans le temps
Les Français sont les champions de l’épargne en Europe, mais leur taux d’épargne reste stable dans le temps. Selon les données de la Banque Mondiale, l’épargne brute représentait 23,4% du PIB français en 1999 contre 22,9% du PIB français en 2017. Le niveau d’épargne mondial était, quant à lui, de 24,3% du PIB mondial en 1999 et de 25,3% du PIB mondial en 2017.

Les dons des proches, un moyen pour les jeunes d’épargner
Les transferts privés, qui correspondent aux dons réalisés par les parents ou grands-parents à destination de leurs enfants ou petits-enfants, permettent d’aider les jeunes générations à débuter dans la vie. L’étude de l’Insee montre que ces « transferts privés » peuvent faire la différence dans la constitution de l’épargne. Assez naturellement, les dons vont des ménages les plus âgés (50 ans et plus) vers les plus jeunes (18 à 39 ans) et des ménages les plus aisés vers les plus modestes. Ainsi, les ménages les plus modestes qui épargnent 1 543 euros par an perçoivent en moyenne 882 euros de dons par mois. Les dons viennent donc accroître leur niveau d’épargne qui passe ainsi de 3 à 10% grâce à ces transferts privés.
De manière générale, les nouveaux entrants sur le marché du travail pratiquent plutôt une épargne de précaution pour anticiper un imprévu. Dès lors, les placements privilégiés sont ceux qui permettent de disposer à tout moment de liquidités (essentiellement des livrets bancaires). Après s’être installés dans la vie active, les Français souhaitent épargner à plus long terme avec pour objectif principal d’acheter leur résidence principale. L’horizon d’investissement étant compris en moyenne entre 5 et 10 ans, cet argent est principalement placé sur des contrats d’assurance-vie avec souvent un profil équilibré pour profiter d’un rendement relativement stable.
Selon un sondage Ifop mené en 2017, les 15/30 ans épargnent plus que le reste de la population. En effet, plus de trois jeunes actifs sur quatre (78%) déclarent réussir à mettre de l’argent de côté tous les mois, soit deux fois plus que l’ensemble des Français (35%).

À noter
La capacité à épargner varie selon le niveau de revenu de ces actifs. Ainsi, 91% des jeunes actifs appartenant aux catégories les plus aisées réussissent à épargner en moyenne 578 euros par mois. Cependant, ils sont encore 65% à pouvoir le faire parmi les catégories les plus pauvres avec 120 euros d’épargne chaque mois.

Les travailleurs d’âge moyen épargnent pour l’avenir
Les âges intermédiaires (40-55 ans) sont ceux qui disposent généralement des revenus les plus élevés. Par conséquent, ce sont ceux qui épargnent le plus, dans tous les domaines : précaution, immobilier, mais aussi pour leur retraite et l’avenir de leurs enfants. Les chiffres montrent que les produits spécifiques à l’épargne retraite ne sont pas les principaux placements utilisés et l’assurance-vie joue encore un rôle privilégié pour anticiper la baisse de ses futurs revenus. De plus en plus souvent, les épargnants de cette tranche d’âge se tournent vers l’épargne salariale proposée par leur entreprise. En effet, celle-ci concerne un salarié sur deux travaillant essentiellement dans les grandes entreprises. La surreprésentation des cadres parmi les bénéficiaires de ce type d’épargne explique que le taux de détention progresse en fonction de l’âge. Il est au plus haut entre 40 et 49 ans, car à cet âge, plus de 22% des ménages ont accès à un ou plusieurs produits d’épargne salariale.

Les retraités continuent à épargner
Les retraités, qui ont accumulé l’épargne au cours de leur vie active, sont ceux qui au moment de la retraite disposent du capital financier le plus important. Alors que, la baisse des revenus à la retraite pourrait pousser les retraités à puiser dans leur épargne, on constate pourtant l’inverse en pratique. En effet, ils continuent à épargner et de nombreux ménages le font pour aider ou transmettre ce capital en héritage à leurs enfants ou petits-enfants. Par ailleurs, la crainte d’une augmentation des charges liées à la santé ou à la perte d’autonomie les poussent à la prudence.

L’assurance-vie, le placement préféré des français
Selon l’Observatoire permanent de la banque, de l’assurance et du crédit (Operbac) dans une étude réalisée par l’Institut CSA auprès de plus de 8000 personnes, plus l’âge avance, plus l’assurance-vie reste le principal produit d’épargne privilégié. Ainsi, 44% des avoirs placés en assurance-vie sont détenus par les 65 ans et plus, contre 5% par les moins de 35 ans. Même si les séniors représentent moins du quart de la population, ils détiennent près de la moitié des sommes placées en assurance-vie (44%). À contrario, si les jeunes âgés de moins de 35 ans représentent 27% de la population majeure, ils ne disposent que de 5% des encours de l’assurance-vie. La tendance s’équilibre pour la tranche d’âge comprise entre 34 et 64 ans qui représente plus de la moitié de la population majeure (52%) et détient également la moitié des encours en assurance-vie (51%).
L’encours augmente également avec l’âge. Le montant moyen des sommes investies en assurance-vie se situe à 10 700 euros pour les 25-34 ans et atteint 31 500 euros pour les 45-54 ans. Les 65-74 ans détiennent en moyenne 58 700 euros sur leur contrat et pour les 75 ans et plus, le placement s’élève à 63 000 euros en moyenne.

À savoir
Les septuagénaires et les octogénaires continuent selon l’étude de l’Operbac à alimenter leur contrat d’assurance-vie même si les avantages fiscaux ou de transmission diminuent considérablement après 70 ans.

Les Français sont des fourmis et restent très prudents pour leur épargne. Les gouvernements successifs ont essayé de rendre le risque plus avenant, mais l’assurance-vie en fonds en euros reste leur placement préféré. Un support d’investissement qui devrait continuer à séduire compte-tenu des problématiques de financement de la retraite qui devrait les pousser à poursuivre leur épargne.

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Le budget vacances d’une famille en 2019

Le budget vacances d’une famille en 2019

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Les Français tiennent à partir en vacances et, selon une étude CSA*, les deux tiers d’entre eux sont effectivement partis entre juin et septembre 2018. L’année dernière, 55% des Français déclaraient être prêts à limiter leurs dépenses pendant l’année pour réaliser ce projet individuel ou familial.

Les Français partent plus souvent
Selon une étude du cabinet Raffour interactif, réalisée pour l’agence de voyages en ligne Opodo, un record du taux de départs en vacances a été atteint en 2018. Ainsi, 66% des Français, de 15 ans et plus, sont partis dans l’année. La tendance semble se poursuivre en 2019. En effet, selon le baromètre Mondial Assistance/OpinionWay** les Français ont également été plus nombreux à partir pour les vacances d’hiver 2018-2019 (20%, + 3 points par rapport à l’an dernier) et un Français sur trois est parti en vacances pour Pâques, dont 30% à l’étranger (29% en 2018).

À noter
Les Franciliens (29%) et les catégories socioprofessionnelles supérieures (25%) étant davantage partis.

Un budget vacances en hausse
Pour optimiser son budget, un vacancier sur trois a pu avoir recours à une solution collaborative en 2018, notamment pour son hébergement (28%) et ses activités sur place (21%). Avec un budget moyen aux alentours de 2200 euros par foyer pour le principal séjour de l’année, le niveau de dépenses est légèrement supérieur à celui de 2017. L’allongement de la durée des séjours pouvant en partie expliquer cette légère hausse (8 jours en moyenne contre 7 en février 2018). Toutefois, définir un budget et s’y tenir s’avère souvent compliqué. En effet, si 82% des familles françaises prévoient un budget, la moitié le dépassent et 70% d’entre elles anticipent un imprévu (accidents, panne, pertes, vols…). 41% des foyers mettent ainsi 500 euros de côté pour faire face à une dépense inattendue, 22% estiment cette réserve entre 500 et 1000 euros et 7%, essentiellement des seniors (11%), prévoient plus de 1000 euros. Cependant, 13% des Français estiment ne pas pouvoir se permettre d’écart sur le budget prévu. Cela concerne particulièrement les femmes (15%) et les catégories socio-professionnelles les moins élevées (17%).

À savoir
Les modes de transport sont désormais l’objet d’une attention particulière et les vacanciers tirent profit de la forte intensité concurrentielle du secteur (covoiturage, cars Macron, Ouigo…).

Quel budget pour partir à l’étranger ? Pour deux semaines de vacances dans l’Hexagone, les Français sont 56% à prévoir moins de 1000 euros par personne. En revanche, la moitié des Français (49%) partant en Europe prévoient de dépenser entre 500 et 1500 euros. Pour l’Océanie, 17% des sondés prévoient plus de 2500 euros par personne. Ils consacrent leurs premiers postes de dépense au confort. En effet, selon l’étude annuelle de l’institut Jumpshot, réalisée en décembre 2018 pour la célèbre plateforme TripAvisor, l’hébergement et la restauration arrivent largement en tête, suivis par les visites.

À retenir
Les voyageurs Français dépensent en moyenne 2277 euros pour leurs vacances dont 35% est dédié au logement, 25% au transport, 13% à la restauration, 10% au shopping, 9% au transport sur place et 8% aux activités culturelles ou sportives.

Des voyages préparés sur Internet
Plus d’un tiers (36%) des Français déclare avoir été inspiré par « TripAdvisor » au moment de leur recherche, devant les agences de voyage en ligne (10%) et les guides de voyage (10%). Toujours selon l’étude de l’institut Jumpshot, 14% des Français passent du temps à comparer les prix des vols pour trouver le prix le plus bas et 33% d’entre eux sont prêts à changer de destination s’ils trouvent un vol moins cher. Par ailleurs, même si les Français préfèrent la gastronomie aux activités culturelles ou sportives, ils sont 75% à effectuer des recherches au préalable et 29% les réservent à l’avance.

* Etude réalisée pour Franfinance en juin 2018
** Baromètre Mondial Assistance/OpinionWay publié en mars 2019
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