Pourquoi les Français reviennent en bourse ?

12/05/2020
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Grâce au reporting des transactions issu de la directive MIF2, il est possible d’étudier le comportement des clients particuliers des établissements français sur la période. Une note de l’Autorité des marchés financiers (AMF) détaille les volumes traités par les particuliers pendant les 6 semaines de forte volatilité des marchés observée en février et mars. On apprend ainsi que les achats d’actions françaises par des particuliers ont été multipliés par 4 au mois de mars 2020, dans un volume global multiplié par trois.

La tendance en 2019 était au désinvestissement (-115 millions d’euros par semaine en moyenne, soit 5,9 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année), même si l’introduction de la FDJ en bourse avait amené de nombreux nouveaux investisseurs en actions (environ 340 000 investisseurs n’ayant effectué aucune transaction sur instrument financier depuis le 1er janvier 2018).

En 5 semaines pendant la crise du Covid-19 (semaines 10 à 14 de 2020), un solde positif de l’ordre de 3,5 milliards d’euros a été investi par des particuliers dans les actions du SBF120. En 2 ans, sur les années 2018 et 2019, 1 100 000 clients particuliers ont acheté des actions du SBF120. (sur ces deux ans, si on enlève la semaine de l’introduction FDJ, 750 000 clients particuliers avaient acheté des actions).

En 6 semaines, entre le 24 février et le 3 avril, 580 000 clients particuliers ont acheté des actions du SBF120. Parmi ceux-ci, on compte plus de 150 000 clients particuliers n’ayant effectué aucune transaction en direct sur instrument financier en 2018 et 2019.

Ces « nouveaux » investisseurs présents majoritairement entre le 9 et le 27 mars ont donc représenté 27% des particuliers acheteurs d’actions. Ils ont également représenté jusqu’à 20% des montants investis en actions par des particuliers .

Ces nouveaux clients ont entre 10 et 15 ans de moins que les investisseurs habituels sur actions françaises. Ils ont investi des montants plus réduits que les investisseurs habituels (ce qui est cohérent avec les volumes habituellement traités en fonction de l’âge des investisseurs).

Cette tendance est globale pour tous les établissements. Pour les courtiers en ligne, dont la clientèle habituelle est sensiblement plus jeune que celle des autres établissements, ces nouveaux investisseurs représentent près de 20% de leur clientèle 2018-2019 et ont moins de 40 ans en moyenne.